II. La seigneurie de Chéreng. |
La seigneurie de Chéreng s’est formée du fief de Montmort qui comprenait, avec ses dépendances, la plus grande partie du territoire et auquel furent rattachées, par concession ou par appropriation, les prérogatives seigneuriales sur le village. Toute distinction entre Montmort et Chéreng était effacée au XVème siècle.
Le fief de Montmort, tenu de la salle de Lille à 10 livres de relief, comprenait, en 1376, un manoir seigneurial sur motte entourée d’eau ; et 7 bonniers de jardin, 43 bonniers de terres ahanables, 6 bonniers de prés, 16 bonniers de bois, la seigneurie sur 80 bonniers de rejets, pâtures et eaux, et un terrage sur 2 bonniers 13 cents. Les hôtes et tenants dudit fief devaient annuellement au seigneur 8 rasières et demie de blé, 17 rasières 10 hotteaux d’avoine, 6 livres en argent, un dousel de cervoise, un œuf, 56 chapons, 2 oies, un mouton de rente. Le seigneur y exerçait la haute justice, y tenait plaids généraux trois fois l’an et percevait un droit de péage sur le pont à Tressin, l’un des quatre ponts du Mélantois.
De la seigneurie de Montmort ou de Chéreng relevaient, en 1376, 21 fiefs ou hommages qui devaient au seigneur un droit de relief à la mort de l’héritier et le dixième de leur valeur à la vente, don ou transport. Par suite de nouvelles concessions, les fiefs mouvant de Chéreng étaient, en 1620, au nombre de 34, parmi lesquels : Le Chastel, les Foreaux, Fremeville, le Sart et Veuzin, à Chéreng. Entre les fiefs innommés, l’un devait pour relief, un chapon blanc avec une sonnette au pied ; un autre, deux fers d’argent pesant deux estrelins ; le possesseur de ce dernier avait en outre la charge de renclore comme en prison les bêtes errantes sur la seigneurie de Chéreng. |