1932 : Chéreng, mon village ! (début)

Benoît VILQUIN est le trésorier de la Société « Les Jeunes de Chéreng », fondée en 1923 par l’abbé Flipo, curé de Chéreng, et Jules Duquennoy, né en 1902, qui devait mourir en 1925.

À l’occasion d’un concours régional de gymnastique, il écrit :

L’humanité est composée de plus de morts que de vivants : ceux qui ne sont plus ont – même dans mon modeste village – écrit, par leurs actes et s’en sans douter, des pages d’histoire dignes d’être retenues. En rappeler brièvement quelques-unes, faire revivre les grandes figures du passé, en ces jours de fête, est peut-être utile pour attacher à jamais le lecteur à Chéreng, mon village, la petite patrie.

Chéreng en Pévèle, l’un des quartiers de la Châtellenie de Lille en Flandres…

La Pévèle, c’est le pays des pâturages, pagus pabulensis, où vivent des loups (Louvil, Bersée), où d’après les Annales ecclésiastiques, on trouvait d’innombrables couleuvres, au début du XIe siècle « qui, avec bruit et sifflement, tindrent bon sans s’escarter jusqu’à ce que les paysans assemblez y apportèrent tant de bois et de paille, qu’avec le feu qu’ils mirent dedans, ils furent tous brûlez ». Et Chéreng est au Nord de la Pévèle, dans la région marécageuse, près de Sin (marais), de Tressin, Tersin (trois marais), non loin de Forêts, de Lannoy (où poussent des aulnes)… Pourtant, depuis bien longtemps, cette Pévèle fut habitée : César, dans ses commentaires, nous parle des Grusons (Grudii)… Là-bas, il y a un souvenir grec : Genech, gynecum, gynécée… plus loin, un souvenir chrétien : Cappelle, etc…

La paroisse.

Comprise depuis 1913 dans le diocèse de Lille (décanat de Lannoy), la paroisse de Chéreng par la loi du 18 germinal an X, appartenait au diocèse de Cambrai, et avant la Révolution, se trouvait soumise à l’évêque de Tournai, (décanat d’Eplechin), tout en relevant au point de vue administratif de l’Abbé de Cysoing, gros dimateur.

En 1145, Simon, évêque de Tournai, concède volontiers et avec joie l’autel de Ceren à Anselme, abbé de Cysoing, et à ses successeurs, militant sous la règle de Saint Augustin… Ces droits sont confirmés en 1149 et en 1164 par les évêques de Tournai, puis en 1180 par le Pape Alexandre III lui-même qui, en citant les possessions de l’abbaye notera « ecclesiam de Cheren ». En 1181, Jean de Tressin, propriétaire du bode de l’église de Chéreng (c’est-à-dire les 2/3 de la dîme), cherche à vendre ses droits à l’abbaye de Cysoing. L’abbé s’en rendrait bien volontiers acquéreur pour 145 marcs d’argent à condition que la dîme lui soit livrée, libre de toute servitude. Alors, devant le comte de Flandre se réunirent les religieux de Cysoing, les feudataires de la dîme, Jean de Tressin et sa famille. Jean remit la dîme à Simon de Lalain, son seigneur, celui-ci la déposa dans les mains d’Amaury de Landas, dont il était feudataire. Amaury l’offrit alors au Comte des Flandres qui la transmit en toute franchise à l’abbé de Cysoing et remise fut faite par  sur l’autel de Saint-Calixte. Telle était la façon traditionnelle, un peu théâtrale, de reconnaître les droits du nouveau propriétaire en lui donnant publiquement un rameau et un gazon venant de la terre vendue.

Dans les rôles des vingtièmes dressés par le directeur Courtalon, L’abbaye de Cysoing possédait en 1755 en la paroisse de Chéreng pour la portion congrue de la cure 4 bonniers 11 cents, en outre une seigneurie et la dîme rapportant 1 486 livres 10 sols.

Le curé de Chéreng avait la jouissance d’une portion de la dîme de 3 bonniers de terre et de la maison presbytérale.

Les prêtres.

Jean de RUME est le premier pasteur dont on trouve le nom en 1449.

Jacques de SACHY, 1497-1498, vice-curé.

En 1606, tout est pour le mieux dans la paroisse et lors de la visite des deux districts du décanat de Tournai, le chanoine inspecteur écrit dans son rapport : « À Chéreng, tout va bien. Les biens de l'Église et des pauvres sont en abondance. Le pasteur ne le cède à personne pour la probité de sa vie. Tout est administré avec rectitude… »

Jacques GRIGNON prend possession de la cure en 1663.

Jacques ROSE en 1669. Il est décédé à Seclin en 1694.

Jacques FAVA, 1671-1682.

Michel PIQUET, 1682.

Dès 1689, le curé Maximilien MERLIN, de Tressin, est desservant de Chéreng, puis Pierre-Joseph MASURE remplit la même fonction.

L. CAUVET est pasteur en 1691.

Charles-Martin BOURGEOIS, arrivé à Chéreng le 24 décembre 1691, y exerça le ministère durant 31 ans et est décédé le 21 mars 1722.

Le 4 juillet 1722, Jude CARPENTIER prend possession de la cure. Il est y décédé le 9 novembre 1742.

P. BLAUWART, desservant durant deux années, puis c’est Pierre-Joseph PREVOST qui meurt après quelques mois de ministère, à 48 ans, le 21 août 1744.

Antoine MACOU est desservant durant un an. Simon DESCAMPS signe son premier acte à Chéreng du 6 novembre 1745. Il est inhumé dans le chœur de l’église le 24 février 1757.

J-B. MONNIER est desservant jusqu’à l’arrivée de Philippe-Joseph DELEBECQUE qui est décédé subitement le 4 février 1762.

En juin arrive dans la paroisse Pierre-Joseph DEBATS, fils de noble seigneur DEBATS, officier de la chancellerie près du Parlement de Flandres… La famille DEBATS émigra, ses biens furent confisqués et vendus…

Brice DUGAUQUIER, né à Rumegies, le 3 novembre 1731, ordonné prêtre en 1758, curé de Chéreng dès 1785, va nous retenir plus longuement. Homme de devoir, il n’hésitera pas à tout sacrifier, lorsqu’on voudra exiger de lui un acte que réprouve sa conscience :

La Révolution

Dès 1789, comme on le sait, selon le vœu de Talleyrand, « les biens ecclésiastiques avaient été mis à la disposition de la Nation ». Les dîmes pourtant ne devant être supprimées qu’à partir de janvier 1791 continuèrent à être perçues par le curé, mais au profit de l’État, d’où pour Dugauquier, maintes difficultés avec les officiers municipaux, les fermiers à moutons, etc… Certes, il y met du bon vouloir (son évêque l’ayant conseillé) ; il fait une complète déclaration des biens et revenus de sa cure, il se soumet à « l’inventaire » de tous les meubles appartenant à l’église… Mais lorsque viendra l’heure de prêter le « serment à la Constitution Civile du Clergé », il refusera net : son chef est Mgr Guillaume FLORENTIN, prince de Salm-Salm, évêque de Tournai, il n’en connaît point d’autre. VANDEVOORDE, secrétaire de Chéreng,[1] cousin du maire Laurent PLANCQ dressera un procès verbal de ce refus, faisant suivre sa signature des deux mots significatifs : « par ordre ». Voilà donc Brice Dugauquier destitué dès le 15 février 1791 : Il n’est pas aisé de pourvoir à son remplacement comme à celui des 108 pasteurs et des 115 vicaires de la partie française du diocèse de Tournai. Le temps passe. Le 29 avril 1792, il est encore dans la paroisse.

Pour Chéreng, cette date est d’importance : c’est « l’affaire du Pas de Baisieux », « la bataille de Baisieux »… Le canon gronde du côté autrichien, la soldatesque crie à la trahison parce qu’on ne riposte pas et prend la fuite… (Le général Dillon, à Baisieux même, reçoit un coup de pistolet d’un chasseur fuyard et est massacré par la populace à la porte de Fives… Le curé de Sainte-Madeleine, Saladin, ancien vicaire d’Ascq, est assassiné à Lille, sur le pont Saint-Jacques, traîné par des enfants au travers les rues, pendu à la lanterne…) Toute la région est en effervescence : c’est l’invasion prochaine… l’anarchie…

Brice Dugauquier continue son ministère : il enterre dans le cimetière de la paroisse des soldats tombés au siège de Lille, etc… Il datera du 7 octobre 1792 le dernier sacrement de baptême qu’il administre avant de quitter Chéreng.

Signa-t-il un « acte de déport » et demanda-t-il un passeport comme l’exigeait la loi ? Le greffier Vandevoorde l’assurera en l’an V, mais l’administrateur Vubon soutiendra que c’est pour le besoin de la cause et que ce sont là « des preuves fournies après coup ».

Qu’importe du reste : émigré ou déporté ? pour Dugauquier, c’est l’exil, l’exil avec ses privations, avec ses inquiétudes sans cesse renouvelées, c’est la séparation d’avec la famille, c’est le patrimoine abandonné, c’est la paroisse, demain peut-être, aux mains d’un intrus…

« Nos patriæ fines fugimus, dulcia linquimus arva ».

De fait, un ex-religieux, Eugène Théodore STALARS, nommé par l’assemblée électorale, prête serment le 4 novembre 1792, et remplit aussi les fonctions d’officier public jusqu’au 8 avril 1793, pour les reprendre le 25 nivôse an III (15 janvier 1794)… en réalité de juillet 1794 au 20 nivôse an VII…

Il est remplacé par Eugène PAILLEZ, qui quitte Chéreng le 12 frimaire an XI.

Le 8 avril 1793, la frontière est violée. Le maire et les officiers municipaux demandent à Brice Dugauquier de reprendre son ministère, il rentre en juin, fait des cérémonies de réparation, rebénit l’église et le cimetière, éloigne ceux qui ont prêté le serment et condamne le schisme en toute circonstance.

Le 18 mai 1794, les Français remportent la victoire de Tourcoing ; le 26 juin, celle de Fleurus : les alliés évacuent le territoire. Pour ne pas tomber aux mains des révolutionnaires, Dugauquier retourne en exil.

Ses parents, cultivateurs à Rumegies, étaient décédés au début de la Révolution. La liquidation de la succession fut on ne peut plus laborieuse et compliquée : le séquestre voulut vendre tout le patrimoine familial… C’est la mort dans l’âme, qu’en exil, Brice Dugauquier dut apprendre les ennuis, les tracasseries, les procès dont furent victimes ses frères et sa sœur à cause de son « émigration présumée »… Quelles larmes amères il dut verser en apprenant la vente de son église de Chéreng, le 7 germinal an VII… On devine sa tristesse lorsqu’il sut les hécatombes de ses collègues insermentés rentrés sur le territoire de la République : Hauwell, le vicaire de Nomain, fusillé ; Nisse, de Comines ; Bettremieux, de Wattrelos ; Charles Ochin, de Seclin ; Luc Pannier, d’Armentières ; Ignace Fourmestraux, Charlet, Leblanc, Leignel, l’ancien curé de Sailly, Bertrand Gilbert, de Roquefeuille, L. Bernard, etc.… guillotinés…

En 1802, la tourmente révolutionnaire passée, Brice Dugauquier rentre en France. Il est nommé curé de Maulde, mais sa santé est ruinée : il meurt le 6 juin 1803.

Après la Révolution

À Chéreng, se succédèrent alors comme curés, Pierre POTIN 1802-1804, François GHÉMAR 1804-1821, Charles DOPIGEZ 1821-1827, L. CAULIER, J-B. GOMBERT, de Fournes, 1827-1831. C’est ce dernier qui reçut du Pape Léon XIII une bulle érigeant canoniquement en la paroisse une Confrérie de N.-D. de Bonsecours. Cette association qui fut très prospère à certaines époques, subsista près de trois quarts de siècle.

Auguste JACLIN 1831-1840, Henri LEROY 1840-1890, qui fut aussi desservant de la cure de Tressin jusqu’à l’arrivée de M. SCALBERT, en 1872. En 1888, François RUFFIN, médaillé de la guerre de 1870-71 fut nommé curé assistant de Chéreng avec « droit d’étole » ; il aida le vieux pasteur dans la création de l’école libre. Il est décédé, prêtre retraité, à Roubaix, le 9 mai 1932.

THIRY 1890-1892, DELCAMBRE, DEHAENE 1892-1897, devint curé de Saint-Antoine à Roubaix, où il faillit être victime de malfaiteurs lors du cambriolage de son presbytère.

Jules VEYS fit agrandir l’église. Le 22 novembre 1906, durant les opérations « d’inventaires », entouré des meilleurs catholiques de la paroisse, il fit entendre une véhémente protestation. Lors de ses funérailles, M. R. Lepers-Duquennoy, maire, fit du vieux pasteur un éloge mérité et d’une façon fort éloquente montra à tous sa grandeur d’âme, son désintéressement, son véritable esprit de foi.

Joseph FLIPO, né à Tourcoing en 1875, fit ses humanités au collège du Sacré-Cœur de sa ville natale, ses études de philosophie scolastique et de théologie au séminaire français de Rome. Ordonné prêtre en 1898, il quitta la Ville éternelle avec le grade de Docteur en Théologie, il fut successivement professeur au collège Saint-Joseph à Lille, vicaire à Houplines et à Saint-André, pro-curé de Chéreng en 1915 et curé après la mort de Jules Veÿs. Ce fut une véritable consternation dans la paroisse lorsqu’on apprit en octobre 1926 que l’autorité diocésaine venait de nommer M. Flipo à la cure de Saint-André… À quelle famille durant les onze années de son ministère ce prêtre zélé, ce curé de la guerre, cet homme de cœur qui savait consoler, n’avait-il pas rendu service ?… Il est décédé le 1er avril 1930.

M. Édouard FOURNIER, curé en exercice.

L’église.

Eglise St Vaast de Chéreng en 1932

L’église, de style ogival, se compose de deux parties bien distinctes : l’une, nef et bas-côtés, très ancienne et très curieuse : l’autre, transept et chœur, toute récente. Toutes deux également fraîches et propres, grâce au zèle des pasteurs et au bon vouloir des municipalités successives.

La voûte en berceau de la nef principale, entièrement formée de bois, a les parties visibles de ses poutres sculptées de faux-entraits : têtes de saints ou de prophètes. On peut attribuer le XVe siècle à cette construction.

Intérieur de l'église St Vaast de Chéreng en 1932 Les travaux d’agrandissement (transept et abside) furent exécutés en 1901. Ils coûtèrent 30 989 frs 75 sans compter la majoration payée directement par l’abbé Veÿs, curé. Ces dépenses furent couvertes par les souscriptions des paroissiens et les dons des bienfaiteurs étrangers, rien ne fut demandé à la caisse municipale, ni à la fabrique de l’église.

 

Les vitraux.[2] 

Les nouveaux vitraux sont un fort beau travail d’Haussaire, de Lille. Le vitrail central, don du curé Veÿs, représente à sa partie inférieure une véritable page d’histoire : c’est la France à genoux, couverte d’un ample manteau bleu fleurdelisé qui, après avoir déposé sur un coussin le sceptre et la couronne, offre au Sacré-Cœur la basilique de Montmartre suivant les conseils de la Religion qui se trouve derrière elle. En grisaille, près de l’affût d’un canon, l’Alsace et la Lorraine qui se serrent les mains… Voilà tout un symbole !

Dans le transept de droite, saint Waast évangélisant Clovis, merveilleux travail d’art ; au bas, les armoiries Le Hardy du Marais et d’Hespel de Flencques. À dextre, saint Waast chassant un ours, armoiries de Coussemaker-Le Hardy du Marais. À gauche, saint Waast guérissant un aveugle, armoiries des donateurs : d’Estreux de Beaugrenier-Le Hardy du Marais. De l’autre côté du transept, vitraux offerts par la famille Carette-Lacæs : Vierge de Lourdes.

Autres pièces intéressantes.

L’autel de saint Waast est surmonté d’un tabernacle doré avec expositoire, don de la comtesse d’Hespel : beau travail de sculpture sur bois du XVIIIe siècle. La statue de saint Waast est de la même époque. Tout autres sont : la statuette de saint Leu, en bois doré, qui semble être du XVIe siècle et la Vierge des victoires, qui se souvient à peine d’avoir été dorée[3] : ces statuettes ont valeur artistique réelle.

Fonts baptismaux de Chéreng en 1932 Le baptistère, monument historique classé, date probablement du XIIe siècle, il est cité parmi les plus curieux de l’époque. Quatre têtes byzantines lui donnent un cachet fort original.

Voir aussi texte de l'abbé Lotthé

Signalons encore comme objets classés par les Beaux-Arts : un cœur de plomb dont toute la valeur est celle du souvenir : il renferme le cœur d’un jeune seigneur de 17 ans, fils de l’illustre baron de Vuœrden ; un calice du XVIIe siècle et une cloche à la danse macabre fort curieuse, datant de 1734, et portant les armoiries des donateurs, seigneurs de Chéreng de Carondelet-de Rasoir.

Sont aussi fort intéressantes les pierres tombales des barons de Vuœrden qui se trouvaient dans le pavement du chœur de l’église avant l’agrandissement et qui sont maintenant malheureusement reléguées dans la sacristie. De même la pierre tombale de Messire Taverne de Burgault de Surmont.[4]

L’église possède encore une grotte de Lourdes bien réussie, don de la famille Carette-Thieffry, un lustre en cristal taillé[5], offert par la famille Piat, un banc de communion en fer forgé, de 1901, et un autel récent dédié au Sacré-Cœur[6], dons de la famille Lepers-Duquennoy, etc.

L’église est sous le vocable de saint Vaast, évêque d’Arras au XIe siècle. De temps immémorial, on y vénère saint Leu, évêque de Sens en 623. Les pèlerins de tout temps y vinrent en grand nombre « servir » le saint qui protège les enfants de la peur. Il y a trente ans, ils emportaient encore en souvenir une lourde médaille de plomb, portant à l’avers un saint Vaast mitré et, au revers, saint Leu, vu de face : de sa main droite jaillissent des flammes pour rappeler sans doute un miracle qu’il opéra à Melun, en éteignant subitement un incendie ; un peu au-dessous une tête de loup, pour faire allusion au nom du saint… Cette médaille, malgré la naïveté de son dessin, n’en demeure pas moins intéressante pour l’iconographie régionale.

[1] L’état des propriétés établi en 1793 indique que Vandevoorde est « secrétaire greffier de Tressin ». S’agit-il du même Vandevoorde ?

[2] Tous ces vitraux ont disparu.

[3] Cette statue a bien été redorée !

[4] Ces pierres tombales sont maintenant scellées verticalement dans les murs extérieurs de chaque autel latéral.

[5] En fait de cristal, une fois descendu, parce que menaçant ruine, on s’est aperçu qu’il s’agissait de simple verre…

[6] Cet autel a disparu lors de la restauration du baptistère en 1947.

Retour à l'index des archives Haut de la page
  Chéreng, mon village (suite)